DUSTY KING JAMES : Bound For Glory (Full Armor)



Musicians:
Chris Anderson - guitar & vocals
Doug Jones - guitar, harmonica & vocals
Russell Gulley - guitar & vocals
Maz Mitrenko - guitar
Dennis Gulley - bass & vocals
Daryl Burgess - drums
Johnny Neel - keyboards, harmonica & vocals
Joanna Cotton - background vocals
Shelly Case - background vocals
Glenn Kaiser - guitar & vocals
Rory Montroy - bass
Ed Bialach - drums
Mudcat - guitar & vocals
Shannon Kirk - bass
Eskil Wetterqvist - drums
Chad Mason - piano
Lil' Joe Burton - trombone
Larry Howard - guitar & vocals
Charlie Hayward - bass
Jimmy Nalls - dobro

Titles:
01 - Dusty King Snake - 4:11
02 - Crossroads - 5:10
03 - I Wanna Be Ready - 4:10
04 - John The Revelator - 3:55
05 - Real Miracle Man - 5:16
06 - This Train - 3:59
07 - Since I Laid My Burden Burdens Down - 3:30
08 - No Holds Barred - 4:42
09 - The River - 2:37
10 - Still Got Time - 4:15

Voici une compilation très intéressante. Dusty King James, produite par Chris Anderson & Doug Jones a été mise en boîte à Ashland, Tennessee. King James est le nom donné à la première bible traduite en anglais en 1611 au Royaume-Uni, donc le contenu du projet a pour cadre beaucoup de louanges au tout puissant, mais il s'adresse aussi aux mécréants pour une qualité musicale hors pair grâce au panache des belligérants de cette aventure southern blues gospel. Des noms des noms me direz-vous ! Chris Anderson, Jimmy Nalls, Larry Howard font résonner les guitares, puis les deux frères Russell & Dennis Gulley de Jackson Highway et Johnny Neel sont dans la ronde, ainsi que d'autres artistes moins connus comme Glenn Kaiser, Maz Mitrenko et la révélation de ce projet Mark Bush. Vous voilà avertis, cette vieille bible musicale s’ouvre par le titre album « Dusty King James » au chic allmanien composé par Mark Bush et Doug Jones, véritable panacée du skeud, du grand art chantée par Mark Bush à la voix « bourbonisée » très envoûtante, agrémentée de charme grâce à un ensemble vocal féminin. Puis on fait un petit tour à la croisée des chemins pour rencontrer le diable et le célèbre Crossroads de Robert Johnson bien envoyé par Glenn Kaiser. S'ensuit un gospel « Wanna Be Ready » orchestré d'une main de maître par le groupe d'Atlanta Mudcat. Arrivent deux épées familières au style : Russell Gulley sur John The Revelator, et surtout Larry Howard, ex-artificier de Grinderswitch et son swamp blues sur « Real Miracle Man » déjà enregistré en 1997 sur son excellentissime album American Roots. Johnny Neel arrive alors avec un entraînant « This Train » oeuvre de Woody Guthrie. Bon je m'arrête là. Pour la suite, il vous faudra vous convertir pour jouir du très bon boogie woogie blues de Maz Mitrenko, puis de nouveau Mark Bush celui qui a ouvert ce saint grimoire et le referme d'une façon magnétique sur « Still Got Time » avec choeur gospel puis le tintement d'une cloche qui annonce la fin de l'album.

Jaxques Dersigny